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Des enfants de 6 ans pour faire vos vêtements

© Photo : Transparentem 

+200 travailleurs interrogés
0 fermes
La paie d'un salarié
0 $
L'âge du plus jeune travailleur
0 ans

En janvier 2025, l’ONG américaine Transparentem publie un rapport qui fait l’effet d’une bombe dans l’industrie de la mode. Son titre : « From Field to Fabric » (Du champ au tissu). Ce qu’elle a trouvé sur des fermes cotonières en Inde est difficile à lire, mais important à savoir. 

 

 

C’est quoi Pratibha Syntex exactement ?

C’est une entreprise indienne qui existe depuis 1982 et qui se présente comme l’un des plus grands fabricants de vêtements « durables » et « biologiques » du pays. Elle travaille avec des milliers de fermes cotonières dans l’État du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde, et fournit des marques que tu connais très bien : Zara, H&M, Gap et Amazon, entre autres. Sur le papier, tout semble propre et éthique. Dans les champs, c’est une autre histoire.

Quand la "mode durable" cache du travail d'enfants

Des enfants dès 6 ans travaillent dans des champs certifiés « biologiques », exposés aux pesticides sans aucune protection.

Pratibha Syntex est liée à du travail forcé et fournit pourtant Zara, H&M, Gap et Amazon.

Les certifications et audits existent, mais les violations continuent sur le terrain.

L’UE légifère avec la CSDDD et le FLR, mais les marques restent vagues sur leurs actions.

Ce que l’enquête a révélé

Transparentem a enquêté sur le terrain entre juin 2022 et mars 2023, en visitant 90 fermes et en interrogeant plus de 200 travailleurs et propriétaires agricoles. Ce qu’ils ont documenté est accablant.

Des enfants dès l’âge de 6 ans travaillent dans ces champs de coton, souvent pour aider leurs parents à rembourser des dettes contractées auprès des propriétaires terriens. C’est ce qu’on appelle la servitude pour dette : tu empruntes de l’argent, et en échange tu travailles, toi et toute ta famille, pour le rembourser, parfois pendant des années. Un travailleur de 45 ans témoigne dans le rapport : pour rembourser une avance prise pour raisons de santé, il travaille indéfiniment sur une ferme liée à Pratibha Syntex pour environ 2,40 dollars par jour. « On ne peut même pas demander une augmentation », dit-il, « puisqu’on a pris de l’argent au propriétaire. »

Ce qui est encore plus choquant, c’est l’exposition des enfants aux pesticides. Une jeune fille de 13 ans a été hospitalisée après avoir manipulé des produits chimiques sans aucune protection. Un enfant de 11 ans a été retrouvé en train de vomir à cause des vapeurs toxiques. Et tout ça sur des fermes officiellement certifiées « coton biologique ».

© Photo : Transparentem 

© Photo : Transparentem 

Ce qu’on retient

Ce scandale illustre un problème plus large : l’étiquette « durable » ou « biologique » ne garantit rien si personne ne vérifie vraiment ce qui se passe au bout de la chaîne, là où les matières premières sont produites. Les audits existent, les certifications existent, mais les abus continuent.

La prochaine fois que tu achètes un vêtement avec un label vert, la bonne question n’est pas « est-ce que c’est certifié ? » mais « qui a vérifié, comment, et avec quels moyens ? »

 

 

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